dimanche 7 janvier 2018

Shéhérazade est fâchée... très fâchée.

En ce beau début d'année 2018, nous vous souhaitons tout d'abord tout nos voeux les meilleurs ! Que cette année soit riche en projets, en rencontres, en découvertes... Une année pleine de belles images et de merveilleuses lectures...

Des lectures pour tous, offertes à tous, à haute voix, aaah pouvoir se plonger dans une histoire les yeux fermés, ou grands ouverts sur des illustrations qui vous font voyager... Profiter d'un instant à la médiathèque, au détour d'un conte, profiter d'une fête du livre jeunesse, au détour d'une lecture dessinée, de lectures croisées...

Profiter, découvrir, aimer, faire aimer la lecture... quel plaisir c'est !

Quel plaisir c'était.

En ce début de mois de janvier l'absurdité s'est faite loi (comment ça, c'est pas un scoop ?), la lecture publique est en danger. Nous relayons ici la colère du collectif d'auteurs et de lecteurs Shéhérazade en colère !



" La lecture à haute voix de livres, en totalité ou sous forme d‘extraits, est considérée comme une “représentation”, et tombe de facto sous le coup du “droit de représentation”. Jusque-là, ce droit était géré par une société d‘auteurs, la SACD, mais depuis le 1er janvier 2016, et sans que grand monde en ait été informé, la gestion du droit de lecture est passée dans l'escarcelle de la SCELF, une société d'éditeurs.
Or, celle-ci a décidé d'appliquer à la lettre le barème de la SACD : trente euros minimum, même sans billetterie ! Y compris pour les “heures du conte”, les associations de lecteurs bénévoles, ou les auteurs lisant leurs propres textes…
Autre problème, la SCELF utilise la base de données Électre, qui ne tient pas compte des contrats qui sont derrière les livres : droits de représentation cédés ou pas à l'éditeur ? Qui va faire le tri ? L'affaire est ubuesque et contre-productive !
Alors nous, auteurs, bibliothécaires, médiathécaires, lecteurs bénévoles, simples amateurs de lecture ou parents d'enfants à qui on lit des livres, avons décidé de dire NON :
  • NON à l'usine à gaz pour les bibliothécaires qui organisent les “heures du conte”,
  • NON à ce que la lecture coûte aux bénévoles qui offrent leur voix et leur temps,
  • NON à la ponction des salons qui contribuent à la vie des livres et des auteurs,
  • NON aux prélèvements sur les auteurs eux-mêmes lorsqu'ils lisent leurs livres !
Les livres ont besoin de médiateurs, et les lectures offertes au public en font partie. Notamment les lectures faites aux enfants, à tous les enfants, pas seulement ceux qui ont la chance de lire et d'entendre lire dans leur famille : ce sont eux qui feront vivre demain la littérature !
Plusieurs collectifs d‘auteurs, dont la Charte et la SGDL, se sont rassemblés pour signer en mars une lettre pour interroger la SCELF… qui a immédiatement botté en touche en leur donnant rendez-vous à l'automne ! Une manière à peine diplomate de renvoyer les auteurs jouer avec leurs crayons, et de laisser les autres, bibliothécaires, bénévoles, se débrouiller pour payer ou se mettre hors la loi !
Nous, auteurs, sommes vigilants sur la façon dont on dispose de nos droits. Et l'un des droits de l‘auteur est justement celui de dire « non » à l'incohérence d‘une mesure qui va à l'encontre de ce pour quoi nous écrivons. La lecture offerte n'est pas un spectacle comme les autres, revoyons sa place au sein du droit de représentation !
Nous, auteurs signataires de cette pétition, demandons l'exonération de prélèvement SCELF sur les lectures à voix haute proposées dans un cadre non marchand sans billetterie.
Quant à nous, lecteurs, bénévoles, bibliothécaires, amateurs de lecture, soucieux de protéger le droit des lecteurs mais aussi celui des auteurs, nous nous félicitons de l’opposition des auteurs au prélèvement SCELF sur les lectures gratuites dans un cadre non-marchand. Et nous entendons ainsi pouvoir continuer à lire les livres qui nous réunissent.
Vive la lecture à haute voix ! Et vive ceux qui lisent ! 

6 JANV. 2018 — Nos craintes sont maintenant réalités, la SCELF a envoyé hier sa grille tarifaire 2018 où l'on apprend notamment :

- qu'une lecture de rue sera facturée 30 euros,
- qu'il faudra envoyer le programme des heures de contes 3 mois à l'avance pour approbation,
- que l'auteur pourra lire son livre gratuitement pendant un an, et un an seulement,
- et moult autres joyeusetés du même genre que vous laisse découvrir ici: http://lectures-publiques.scelf.fr/conditions-generales.html

Détail particulièrement cynique : les associations reconnues d’intérêt général se voient généreusement accorder une réduction de 5 %... Doivent-elles aussi dire merci ? Merci de faire vivre nos livres ? De les emmener là où ils n'auraient jamais été ? Là où ils n'iront certainement plus à présent ?

Shéhérazade est colère colère... Et comme le 20 janvier aura lieu la première "Nuit de la lecture", une manifestation que le Ministère de la Culture met en place pour célébrer la lecture en public (vous avez le droit de rire (jaune)), elle n'a pas l'intention de dormir ! "


Nous ne pouvons que vous inciter (très très vivement) à signer la pétition en ligne : ICI, à la diffuser, à en parler, à partager le plus largement possible !

Merci ! (et bonne année quand même ;) )


Edit : à lire, un article très bien expliqué par Cécile Roumiguière, auteure invitée aux Éclats de lire en 2017 : ICI et quand Daniel Pennac s'en mêle : ICI

Edit du 16 janvier 2018 : La pétition a recueilli plus de 26 000 signatures, mais le combat n'est pas fini, la SCELF a modifié légèrement sa trajectoire, mais les lectures publiques et gratuites dans les festivals et bibliothèques sont toujours taxées... Le 20 janvier se déroulera la Nuit de la lecture, le collectif "Shéhérazade en colère" propose à chaque participants à cette nuit, d'expliquer ce qui se passe : ICI . 
Alors continuez à signer, diffuser, partager, expliquer cette pétition, rien n'est encore gagné ! Vous pouvez suivre les mises à jours régulières et avancées du collectif sur la page de la pétition en ligne, nous en faisons également le relais via notre page facebook.

Bonnes lectures à tous ! 

mercredi 6 décembre 2017

Gilles Bachelet

Gilles Bachelet est un illustrateur-auteur jeunesse tout à fait cultissime grâce à son humour tendre et décalé. Il a choisi 10 mots pour se décrire... que cachent-ils ?

Podcast de l'émission 


Portrait en 10 mots


Myope
« Je suis myope. Ça caractérise peut-être mon travail car on dit souvent que les myopes ont tendance à se pencher de près et à faire beaucoup de détails. »

Gilles Bachelet, Champignon Bonaparte


Champignon
« C'est une de mes passions. J'aime beaucoup les champignons. J'aime les cueillir, j'aime les cuisiner et les manger et j'aime les dessiner. »
Sur une idée de son éditeur qui voulait faire quelque chose sur le Premier Empire, Gilles Bachelet écrit un album qui s'appelle Champignon Bonaparte. Son éditeur pensait d'abord à des animaux pour illustrer les personnages. « Comme j'ai déjà fait beaucoup d'albums avec des animaux, sur le moment ça ne m'a pas emballé plus que ça. » Finalement, l'imagination de l'illustrateur a pris le relais : « En commençant à dessiner Napoléon, le chapeau m'a tout bêtement fait penser à un champignon. »

Gilles Bachelet, Champignon Bonaparte


Inachevé
« J'aime bien l'expression « un goût d'inachevé ». J'ai beaucoup de dessins inachevés parce que ce n'est pas toujours facile de finir un dessin. Il y a un moment où on se dit qu'on apportera pas plus, qu'on peut encore passer des heures dessus mais que finalement il n'évoluera plus tant que ça... j'aime bien cette idée de chose pas tout à fait finie. »

Lapin
« Ah ! Lapin ! Lapin car je dessine beaucoup de lapins. » 

Gilles Bachelet, crabouillat 


Le lapin est l'avatar que Gilles Bachelet utilise sur Facebook depuis qu'il a publié Madame le Lapin blanc, une manière, dit-il, de cacher son âge.



Avis aux lecteurs amateurs d’humour et de références parodiques ! L’illustre Gilles Bachelet s’empare d’une véritable légende de la littérature pour la jeunesse : le fameux lapin blanc d’Alice au Pays des Merveilles, cet animal pressé, obsédé par sa montre à gousset, qu’Alice tente de suivre dans son étrange voyage. Et bien, nous voilà bel et bien de l’autre côté du miroir, non pas celui d’Alice, mais celui des coulisses de ce conte. Allons y découvrir le quotidien et les tracas de Madame Le Lapin blanc, épouse incomprise du héros de Lewis Caroll.

Gilles Bachelet, L'Hôtel des voyageurs
Gilles Bachelet a une impressionnante galerie de personnages. Après le lapin ou le champignon, on trouve l'éléphant, pardon, le chat, l'autruche, la colombe et même le gant de vaisselle en caoutchouc ! En effet, l'illustrateur aime travailler avec les objets. On trouve dans un album pour adulte, L’Hôtel des voyageurs, des oreillers et des polochons.
« Ça me fascine de donner de la vie avec des objets. » 


« D'une façon générale, j'aime bien tous les animaux qui ont un côté très extrême : très gros, très long, tous ceux qui donnent du grain à moudre aux illustrateurs, qui permettent de faire des dessins amusants ou spectaculaires. »

Détail
Ses planches en regorgent et c'est un régal de les lire une fois, puis une deuxième et une troisième et de toujours découvrir un détail amusant qui nous avait échappé. « J'aime bien qu'une image ne se dévoile pas forcément à la première lecture. Ça fait partie de mon caractère de raconter des petites histoires dans les grandes histoires. »

Gilles Bachelet, Madame le Lapin Blanc

Une lecture attentive et l'intericonocité se fait très présente. Gilles Bachelet adresse des clins d’œil à ses confrères de l'éditions jeunesse (Benjamin Chaud, Janik Coat, Nadja, Beatrix Potter...) ou à l'actualité.

Jujube
« C'est un mot que j'aime bien phonétiquement » Le souvenir d'enfance d'un poème de Raymond Queneau : « Jujule/ Où as-tu mis la pâte de jujube »



Clopinette
« C'est rien, c'est trois fois rien, des p'tites choses... » s'amuse Gilles Bachelet avant de nous confier son penchant pour... la clope.

Retard et procrastination
Gilles Bachelet, Le Chevalier de Ventre-à-Terre
« C'est quelque chose qui me caractérise. Surtout la procrastination mais elle génère le retard, bien sûr. » Un grand défaut qu'il a mais qu'il « érige au rang d’œuvre d'art ».
La procrastination est donc un talent pour Gilles Bachelet. On la retrouve dans l'album Le Chevalier de Ventre-à-terre. L'histoire d'un escargot bien décidé à donner une raclée à son voisin qui a envahi son carré de fraises mais que milles péripéties vont retarder, comme embrasser sa famille ou sauver une princesse. Finalement, la journée s'achève et le combat est remis au lendemain.

Gilles Bachelet, Le Chevalier de Ventre-à-Terre

Gilles Bachelet, crabouillat 

Crabouillat

C'est un joli mot qui nous était inconnu jusqu'à ce que l'illustrateur nous explique qu'il s'agit des petits dessins qu'on fait dans le coin de la page,ou bien des esquisses. Si on suit l'illustrateur sur Facebook, on découvre des crabouillats très drôles !




Biographie

Gilles Bachelet, Mon chat le plus bête du monde 
Né le 5 août 1952 à Saint-Quentin, dans l’Aisne, Gilles Bachelet passe les premières années de son enfance près d’Oloron-Sainte-Marie, dans les Pyrénées. En 1971, il s’inscrit en Faculté d’arts plastiques à Paris tout en préparant le concours de l'Ecole nationale des arts décoratifs. Il y passera cinq ans avec une parenthèse de quelques mois en tant que directeur artistique dans un bureau d’études à Téhéran. À partir de 1977, il commence à démarcher la presse, il quitte les Arts Déco (sans diplôme) pour le monde du travail. Depuis, il exerce la profession d’illustrateur indépendant pour la presse, l’édition et la publicité. Il collabore à de nombreux magazines et illustre des ouvrages chez différents éditeurs comme Le Seuil, Nathan, Hachette, Presses de la Cité, Harlin Quist. Depuis 2001, il enseigne l’illustration et les techniques d’édition à l’École supérieure d'art de Cambrai et réalise des albums.


Bibliographie (non exhaustive) 


Ice Dream, Crapule Productions, 1984
Le singe à Buffon, Seuil Jeunesse, 2002 Grand prix jeunesse de la Société des gens de lettres
Mon chat le plus bête du monde, Seuil Jeunesse, 2004 Prix Baobab salon du livre et de la presse jeunesse Montreuil
Champignon Bonaparte, Seuil Jeunesse, 2005 Hôtel des voyageurs, Seuil Jeunesse, 2005
Quand mon chat était petit, Seuil Jeunesse, 2007
Il n'y a pas d'autruches dans les contes de fées, Seuil Jeunesse, 2008
Des nouvelles de mon chat, Seuil Jeunesse, 2009
Madame Le Lapin Blanc, Seuil Jeunesse, 2012 Pépite de l'album salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (anciennement Prix Baobab)
Les coulisses du livre jeunesse, Atelier du poisson soluble, 2015
Le Chevalier de Ventre-à-Terre, Seuil Jeunesse Prix Andersen (Italie) en 2016
Une histoire qui... , Seuil Jeunesse, 2016
La paix, les colombes, Clothilde Delacroix, Actes Sud, 2016
Une histoire d'amour, Seuil Jeunesse, 2017




mercredi 22 novembre 2017

Cathy Ytak, la joyeuse intranquille

Cathy Ytak est la première à être passée sur les ondes de Radio Escapades cette année. Elle a répondu aux questions de Julie.

Podcast de l'émission 


Portrait en 10 mots


Intranquille Cathy Ytak, qui mène une vie de baroudeuse. Elle a visité le Brésil, elle est amoureuse de sa Bretagne d'adoption, passionnée par la Catalogne, se souvient de l'est de la France où elle a grandit... Dans sa vie active, elle a touché à beaucoup de choses : musique, dessin, photo, radio, édition, traduction, écriture, bien sûr, ou encore cuisine... Eh oui ! Cathy Ytak nous fait voyager dans ses livres mais nous apprends aussi à faire un bon pain maison, ou des yaourts !



Calme ? Cathy Ytak ? Il en faut certainement lorsqu'on écrit des livres. S’absoudre du monde extérieur pour créer une histoire qui s'en inspire...
Calme aussi lorsqu'elle lit ses textes et de ceux des autres lors des lectures publiques qu'elle affectionne.

Joyeuse... Eh oui ! L'auteure « ouvre les portes » dans ses écrits car même si ses sujets d'écritures sont sombres, ses histoires se terminent bien ! Ses héros trouvent la joie de vivre, parfois là où on ne l'attends pas, dans une rencontre, dans la musique, dans l'engagement... Et, surtout, les adolescents qu'elle écrit rient ! Cathy retranscrit les fous rires, les blagues idiotes et lutte pour la défense des nains de jardin ! (Cf. D'un trait de fusain)



La mer, parfois calme, parfois intranquille, Cathy Ytak l'observe quotidiennement, se berce de ses fracas et insère ses paysages dans ses romans. C'est à Saint-Malo, en Bretagne, qu'on l'appelle pour l'émission. Un paysage à retrouver dans D'un trait de fusain. La ville se fait tour à tour joyeuse ou intranquille, suivant le rythme des personnagesLa mer revient beaucoup dans l'oeuvre de Cathy Ytak mais non trouve aussi des lacs, des rivières. L'eau s'écoule, elle nettoie, elle apaise, elle protège... 

La musique a toujours eu sa place dans la vie de Cathy Ytak. Dans sa famille, chacun joue d'un instrument, elle-même a joué de la harpe celtique... dont on retrouve la pratique et l'histoire dans Le Retour de la demoiselle. Omniprésente, la musique se retrouve aussi dans les remous de la mer, le cri des goélands, le vent et la voix humaine.



Utopie, « c'est un joli mot ! » qui résonne avec l'actualité bretonne de Cathy Ytak. Et l'auteure de nous parler, avec des étoiles dans la voix, du radeau utopique, un groupement d'architectes, d'ingénieurs, de scientifiques et d'artistes à la recherche de la « société idéale » de Moore en traversant l'Ille-et-Vilaine et les Côtes-d’Armor sur un radeau. Cathy Ytak a participé au livre qui a découlé de cette expérience.
Radeau utopique


Douceur et bienveillance de la part de Caty dont la voix douce apaise, il faut l'entendre nous parler, à la radio ! Même si c'était la première émission, même si une interview téléphonique pose les difficultés de la distance, l'absence de regard, Cathy réconforte, annihile le stress.

Chocolat... y a-t-il vraiment besoin d'expliquer le choix du chocolat ? Si oui, vous pouvez simplement vous replonger dans l'ouvrage d'Olivier Ka et Régis Lejonc... Obstinément chocolat.

Décroissance : Les mains dans la terre, publié aux éditions du Muscadier, nous en parle, de cette décroissance. Une jeune homme va rompre avec la cellule familiale, traditionnelle, conservatrice, capitaliste. Il refuse le modèle économique de ses parents pour découvrir la terre. La province l'accueille, ainsi qu'un (jeune et beau, bien sûr) potier. Son mode de vie se transforme radicalement et le héros entre en accord avec ses convictions.



Mots : « je ne pouvais pas faire l'impasse là dessus. C'est ce qui me fait bouger. C'est indispensable à ma vie. C'est mon outil pour partager les choses qui m’énervent, qui me mettent en colère, les choses de l'ordre de l'intranquillité ou de la douceur. Je crois que c'est ce qui me défini le mieux. »

Site de l'auteure
Blog de l'auteure


Biographie

Cathy Ytak est née en juin 1962 à Montreuil sous bois. Elle suit des études de graphisme et de reliure artisanale à Paris, à l’École Estienne, avant de partir au Brésil, dans le Sertão, participer à l’élaboration de matériel pédagogique graphique pour une école rurale.
De retour en France, elle multiplie les petits boulots. Dès 1985, elle devient animatrice bénévole dans des radios libres (Radio libertaire et Ràdio País) (émissions littéraires et musicales). Elle se dirige ensuite vers le journalisme professionnel et la presse écrite. Dans le même temps, elle entreprend des études de langue au Centre d’Études Catalanes. Elle travaille pendant deux ans comme attachée de presse pour les Éditions Encrage, basées à Amiens, avant de devenir lectrice pour les éditions Denoël de 1996 à 1998, sous la direction de Jacques Chambon, puis de Serge Brussolo. Elle débute dans la traduction du catalan en 1995, pour les Éditions Métailié.
Son premier roman Place au soleil est publié en 1999 aux éditions du Seuil, sous la direction de Claude Gutman. Aujourd’hui, elle écrit des romans (aussi bien pour les enfants que pour les ados et les adultes), des guides pratiques (cuisine), et traduit de la littérature contemporaine catalane. Elle participe à des lectures publiques et des salons du livre, et anime régulièrement des rencontres et ateliers d’écriture.


Bibliographie (non exhaustive) 

D'un trait de fusain, éd. Talents Hauts, collection « Les Héroiques », 2017.
Tu vois on pense à toi !, roman jeunesse, éd. Syros collection « Tempo », 2017.
Ça change tout !, album, illust. Daniela Tieni, L’atelier du Poisson soluble, 2017.
Zélie et moi / Moi et ma bande (Thomas Scotto), éditions du Rouergue, 2017.
Vivre libre, collectif, éditions du Pourquoi pas ? , 2016.
Les Mains dans la terre, éditions du Muscadier, 2016.
Le monde à l’envers, éditions Cornelsen Verlag, coll. « bibliothèque junior », 2015.
La Seule Façon de te parler, éditions Nathan, coll. « Mes années collège », 2015.
Pas couché, éditions Actes Sud junior, coll « D’une seule voix », 2014.
Rien que ta peau, Actes Sud junior, coll « D’une seule voix », 2014 (nouvelle édition).
Livraison d’amoureux à domicile, éditions Syros, collection mini-Syros roman, 2014.
Le garçon des rives  / Le garçon d’écume (Thomas Scotto), éditions du Rouergue, collection
« Boomerang », 2013.
Le Retour de la demoiselle, éditions L’École des Loisirs, 2011.
Il se peut qu’on s’évade, roman ados/adultes, photographies de Gérard Rondeau, éditions Thierry Magnier, collection « Photoroman », 2011.
Petits ruisseaux, album, illustration Vincent Mathy, éditions Sarbacane, 2011.
50 minutes avec toi, éd. Actes Sud junior, coll « D’une seule voix », 2010.
Les aventures du livre de géographie qui voulait voyager avant de s’endormir, théâtre pour enfants, éditions Syros, 2010.

dimanche 12 novembre 2017

Rentrée radiophonique

Les Éclats de lire font leur rentrée radiophonique !
Lundi 13 novembre, à 16 h, branchez Radio Escapades et écoutez l'émission du festival.



Chacun des dix auteurs et illustrateurs invités sera interviewé dans un format long, qui laisse le temps à la discussion, à l'imprévu, à l'échange...

 

Cathy Ytak - 13 novembre - 16 h

Pour cette reprise, Julie s'entretiendra près d'une demi-heure avec Cathy Ytak, auteure malouine qui peint avec beaucoup de justesse, d'amour et d'empathie l'adolescence et l'enfance, âges troubles pétris de colère et de frustration, mais aussi de désir et d'amitié ! Elle fait grandir ses personnages pour les rendre plus stables, plus forts. En fin d'émission, l'écrivaine, très sensibilisée à la lecture publique, aura carte blanche pour nous lire un texte de son choix.

Tu vois, on pense à toi ! - Cathy YtakLa seule façons de te parler - Cathy Ytak


Gilles Bachelet - 27 novembre - 16 h


Le 27 novembre, pour la deuxième émission, on changera un peu de registre avec l'hilarant illustrateur jeunesse Gilles Bachelet qui ne cesse de nous surprendre avec ses personnages incongrus, si drôles et tellement attachants.


Illustration : Gilles Bachelet


Les prochaines émissions

  • 11 décembre : Éditions Les Braques
  • 8 janvier : Régis Lejonc
  • 22 janvier : Marcus Malte
  • 12 février : Séverine Vidal
  • 26 février : Cécile Gambini + Editions Killowatt
  • 12 mars : Sophie Vissière
  • 26 mars : Sébastien Joanniez
  • 9 avril : Marc Daniau

Gravure et Visuel de l'affiche 2018 !

Mais qu'est-ce que c'est que cette technique ? De la gravure ? avec une machine à lasagne et un clou ?

Merci à la jolie Lila et à Karine Legeard, assistante maternelle et membre de kamishibaî, pour ce bel atelier, qui va être adapté pour les plus petits (et c'est une affaire à suivre à tout points de vue pour la 5ème édition des Éclats de lire, les 26 et 27 mai 2018, on vous prépare plein de chouettes ateliers !)



Et puisqu'on vous parle de la 5ème édition, nous sommes très contents de vous présenter le visuel des Éclats de Lire 2018 (concocté par Mathilde Magnan).
L'affiche, la vraie, avec tous nos partenaires, sera disponible dans quelques semaines...


À très vite pour la suite des réjouissances !

lundi 3 juillet 2017

Rencontres avec les auteurs 2017

Et nous voilà arrivés au dernier volet de cette retrospective, qui aurait pu être le premier d'ailleurs !
Retour en images sur les rencontres avec les auteurs le vendredi 19 mai (et le lundi matin pour la crèche !) :

AMANDINE PIU



































 BARROUX







CAROLE CHAIX
























CÉCILE ROUMIGUIÈRE



















JANIK COAT





MARJORIE BÉAL







MATTHIEU MAUDET







OLIVIER KA








SÉBASTIEN MOURRAIN











TAÏ-MARC LE THANH























INTERVENTION À LA CRÈCHE - MARJORIE BÉAL



































Un grand merci aux parents des enfants de la crèche qui on permis la publication de ces photos sur le site des Éclats de lire !


Merci aux bénévoles pour les photos !

Si pour une raison ou une autre vous ne souhaitez pas que certaines des photos publiées de cet évènement soient sur le blog, merci de nous en faire part en commentaire, nous les enlèveront aussitôt.